Gourmandise

Mon commentaire : À l'occasion d'Halloween, je vous offre un petit texte ! Imaginez un endroit sombre au clair de la lune et une jeune fille inerte dans les bras d'un vampire assoiffé. Une nouvelle très courte, basée sur le pêché de gourmandise. Un peu particulier puisqu'il s'agit de "gourmandise de sang". En quelques lignes, le vampire nous livre la souffrance qui le déchire, mais aussi sa passion envers le sang humain. Passion qui atteint son apogée au moment du baiser, sorte "d'adieu" à sa victime.

Crédits : Dracula, l'amour plus fort que la mort

Halloween, fête que les humains affectionnaient particulièrement. Ils se déguisaient en créatures effrayantes et sortaient dans les rues, les enfants pour demander des bonbons et les autres pour le simple plaisir de faire peur. Pour des raisons différentes des leurs, j'appréciais moi aussi cet événement ancestral. Contrairement à toutes ces pâles copies déguisées, j'étais un véritable vampire. Voici déjà mille ans que j'errais sans but. Chaque année, Halloween me permettait d'assouvir ma soif de sang, car on ne se méfiait pas de mon apparence. Mes canines n'intimidaient pas, je me fondais dans la masse de ces humains si crédules puis je cherchais une proie dont le sang serait suffisamment digne de me nourrir. Ce fut chose faite lorsque j'aperçus une délicieuse jeune fille. Elle devint aussitôt l'objet de mon désir. Il me suffit d'un regard ensorceleur pour l'emmener à l'écart des agitations nocturnes. Malgré ses hurlements de frayeur, mon pouvoir l'envoûtait déjà. 

« Ma tendre, murmurai-je au creux de son oreille. Chut... Frêle humaine, deviens ma proie de ce soir. Laisse-moi explorer ta nuque et me repaître de ta substance vitale, si chaude et si douce. Ce désir passionnel m'envoûte, moi qui n'existe que sous les pâles reflets d'une lune apocalyptique. Assouvir cette gourmandise qui me ronge de l'intérieur, peux-tu le concevoir ? Me permets-tu de prendre ta vie et de te dévorer ? Jeune fille, deviens le fruit interdit de mon pêché. Abandonne ton innocence pourtant si pure et rejoins les ténèbres dissonantes. » 

Sur ces dernières paroles, mes canines pénétrèrent sa gorge délicate au rythme du son de ses gémissements. Son sang se répandit, sa couleur me subjuguait, l'attirance que j'éprouvais envers ce liquide rouge vif n'était que souffrance, un déchirement, un tourment sans fin. Son corps devint inerte, son âme s'en échappait déjà, tout comme la vie que je lui avais prise. Déposant un baiser au goût de sang sur ses lèvres entrouvertes, je laissais devenir poussière ce qui n'était que le pantin de son âme.

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